La vallée d’Anergui

Atlas marocain :La vallée d’Anergui

« Respirez : vous êtes arrivés, face à l’un des plus beaux paysages du monde et, pas d’erreur, tout est juste bien ! Anergui est sans doute l’un des derniers endroits du Maroc où l’on peut remonter le temps, pour découvrir un monde disparu, loin du tourisme de masse. »
Xavier Zimbardo, Photographe
Extrait de GRANDS REPORTAGES /octobre 2003

La vallée de l’Anergui, territoire des tribus berbères Aït Sukhmane

La vallée de l’Anergui, se trouve à 320kms au nord-est de Marrakech, dans le Géoparc du Mgoun, une région qui fait le trait d’union entre le Haut et le Moyen Atlas. Encore récemment isolés, ces hauts plateaux et vallées d’altitude de l’Atlas ont préservé les traditions ancestrales des tribus berbères montagnardes Aït Haddidou, Aït Abdi et Aït Sukhmane.

Certains sont nomades transhumants, et suivent ces sentiers d’altitude utilisés par les grandes tribus berbères du Maroc, depuis la nuit des temps. Un voyage qui les mène des hautes terres de l’Atlas aux portes du désert.
D’autres se sont sédentarisées le long des oueds, et ont construit de superbes villages fortifiés comme le village de Ait Boulmane, où se trouve notre ecolodge. Et en été, ils s’installent en estive sur les hauts plateaux avec leurs troupeaux, sous leurs grandes tentes noires, les khaimas. Ou dans des bergeries comme le haut plateau du Koucer, où nous avons installé un bivouac de charme.

Les plus beaux villages citadelles de l’Atlas

L’architecture des villages de la vallée d’Anergui est d’une beauté rude et simple, notamment les –ighremen– greniers citadelles en pisé et briques crues. On y entreposait les récoltes et biens précieux pendant les transhumances. Ces forteresses permettaient aussi de protéger les familles lors des guerres tribales

Une tradition rurale ancestrale

Les mules, –tassardount- en Tamazight, sont indispensables dans la vie des berbères : se déplacer, chercher l’eau, aller au souk, accompagner le travail des champs et … porter les sacs des randonneurs.
Les femmes, elles, s’affairent aux travaux des champs, réalisant carré après carré, un échiquier de cultures. Elles reviennent au village au milieu de la matinée, à l’heure du thé et de la cuisson du pain, qu’elles assurent dans leurs fours en terre devant la maison.

Les moussems

A la fin des moissons ont lieu les moussems. A la fois lieu de pèlerinage et foire commerciale, lieu de rencontre et de distraction, ils sont aussi le lieu où les paysans vendent leur bétail et où les tribus renouvellent les alliances entre familles. Les moussems du Moyen Atlas sont réputés pour avoir conserver leur authenticité.

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Mohcine

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